Plusieurs futuristes italiens ont soutenu le fascisme dans l'espoir de moderniser un pays divisé en temps de guerre. Comme les fascistes, ces futuristes étaient des nationalistes italiens, des radicaux, des admirateurs de la violence, et étaient opposés à la démocratie parlementaire.

Au début de 1918, Marinetti fonda le Parti politique futuriste (Partito politico Futurista) qui fut absorbé dans les Faisceaux italiens de combat de Benito Mussolini en 1919, faisant de Marinetti l'un des premiers membres du Parti national fasciste. Il s'opposera ensuite à l'exaltation du fascisme des institutions existantes, les qualifiant de « réactionnaires », et quittera le congrès fasciste de 1920 en dégoût, se retirant de la vie politique pendant trois ans. Cependant, il soutint le fascisme italien jusqu'à sa mort, en 1944. L'association des futuristes avec le fascisme après son triomphe en 1922 leur garantit l'acceptation officielle en Italie et la possibilité d'effectuer un travail important, en particulier dans l'architecture. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes futuristes eurent de la difficulté dans leur carrière en raison de leur association avec un régime vaincu et discrédité.

Marinetti chercha à faire du futurisme l'art d’État officiel de l'Italie fasciste, mais ne réussit pas a le faire.

Marinetti chercha à faire du futurisme l'art d’État officiel de l'Italie fasciste, mais ne réussit pas a le faire. Mussolini était personnellement désintéressé par l'art et choisit de donner son patronage à de nombreux styles et mouvements afin de garder la loyauté des artistes. Lors de l’ouverture de l'exposition d'art du groupe Novecento Italiano en 1923, il dit : « Je déclare que c'est loin d'être mon idée d'encourager quelque chose comme un art d'État. L’art appartient au domaine de l'individu. L'État n'a qu'un seul devoir : de ne pas saper l'art, de fournir des conditions humaines pour les artistes et de les encourager du point de vue artistique et national ». La maîtresse de Mussolini, Margherita Sarfatti, qui était une entrepreneuse culturelle aussi compétente que Marinetti, promut avec succès le groupe rival Novecento et persuada même Marinetti de siéger à leur conseil d'administration. Bien que, dans les premières années du fascisme italien, l'art moderne était toléré et même bien accueilli, vers la fin des années 1930, les fascistes de droite représentaient le concept de « l'art dégénéré » de l'Allemagne à l'Italie et condamnèrent le futurisme.

Marinetti prit de nombreuses mesures pour s'attirer les bonnes grâces du régime, devenant de moins en moins radical et avant-gardiste avec chacune d’entre elles. Il déménagea de Milan à Rome pour être plus près du centre des choses. Il devint académicien, malgré sa condamnation des académies, se maria malgré sa condamnation du mariage, promut l'art religieux après le Traité du Latran de 1929 et se réconcilia même avec l'Église catholique, déclarant que Jésus était un futuriste.

Bien que le futurisme fut lié au fascisme, il avait des partisans de gauche et des partisans antifascistes. Ils avaient tendance à s'opposer à la direction artistique et politique de Marinetti et, en 1924, les socialistes, les communistes et les anarchistes quittèrent le Congrès futuriste de Milan. Les voix antifascistes du futurisme ne furent pas complètement réduites au silence jusqu'à l'annexion de l'Abyssinie et du pacte italo-allemand de l'acier, en 1939. Cette association de fascistes, socialistes et anarchistes au sein du mouvement futuriste, pouvant sembler étrange aujourd'hui, peut être comparée l'influence de Georges Sorel dont les idées sur l'effet dégénératif de la violence politique eurent des adhérents dans tout le spectre politique.

Le futurisme prit de l'expansion pour finalement englober de nombreux domaines artistiques et inclut finalement la peinture, la sculpture, la céramique, le design graphique, le design industriel, le design d'intérieur, le design de théâtre, les textiles, le théâtre, la littérature, la musique et l'architecture.